Où s'en vont les mots quand ils s'effacent et passent
dans le vent
Pour qui sont ces syllabes portées si haut
et dont les vents
Jouent jusque dans les eaux bleues claires azur,
cyan et mercures ?
Sans le sens des sentiments, cet air si clair,
cette mélodie
Sans ricochet et pourtant qui part au fond
et coule à pic
Dans les sommeils si profonds de ceux qui veulent bien les entendre,
les entendre, sans se méprendre
Si l'arbre tombe dans la forêt
fait-il du bruit si t'es pas là, pour l'écouter
Ses reflets difformes de l'être qui nous rejettent
font-ils écho
Dans l'œil de nos voisins est-il le bon, le mauvais ou bien le faux
Ces regards bien différents, indifférents
à nos tourments
Mais où s'en vont les maux quand ils ne passent pas et se ressassent
Ils restent bien en place sans aucune trace et rien ne lasse
rien ne dépasse
Dans un silence si profond, en tour de guet prêt à bondir,
à débarquer, à attaquer, à saborder, à nous couler.
Quand l'arbre tombe dans la forêt
Quand j'fais du bruit, seras-tu là pour m'écouter
Paroles et musique : Jean-Christophe Martinez. Œuvre déposée à la Sacem.
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